Point-Afrique

Coopérative de voyageurs inscrite dans l'économie sociale depuis 1996, Point-Afrique affrète des vols directs et organise des voyages vers quelques-unes des régions les plus enclavées d'Afrique de l'Ouest, générant ainsi, par le biais de l'activité touristique, des revenus importants pour les populations locales.

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Fleuve Sénégal - Point Afrique
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Fleuve Sénégal

Peuls, Soninkés, Wolofs

La Mauritanie évoque pour la plupart d'entre-nous des paysages sahariens peuplés de tribus nomades mais l'immensité du territoire recèle de nombreux autres trésors. Direction le sud, vers les méandres du fleuve Sénégal et les paysages sahéliens

Région du Guidimaka

Abritant en grande majorité des Soninkés agriculteurs ou éleveurs, on peut aussi la croiser la route de paillotes peules cernées d’enclos pour le bétail. On rencontre également des des villages d’éleveurs de petit bétail et d’agriculteurs maures noirs chassés des latitudes plus hautes par la sécheresse.

Le village d’Oulombonné s’éveille aux premières heures du jour avant le départ des villageois pour les champs aux alentours et le rassemblement des femmes autour du puits. Passé cette agitation, le village s’assoupit pendant les heures chaudes. Oulombonné comme le village de Bouanze reflètent parfaitement l’architecture traditionnelle soninké avec ses ruelles étroites et tortueuses, ses maison en de briques de banco enduites d’un fin pisé marron clair, ses grandes concessions familiales où chaque membre de la famille a son propre espace, ses cours ombragées et ses abris pour les moments de repos et de cuisine.

La vie communautaire est rythmée autour de la mosquée ou sous l’abri à palabres où les anciens ont pour habitude de commenter les nouvelles et disserter du quotidien.

Saint-Exupéry disait un jour à un nomade: ``Le puits dont tu me parles, il te faudra 3 semaines pour y arriver. Moi, avec mon avion, dans une heure j'y serai.`` Le chamelier lui répondit: ``C'est vrai, mais alors le reste du temps que feras-tu?``

Ndiéwo, enfouie dans une dense forêt de jujubiers, est reconnaissable grâce à ses 2 fins minarets blancs. Ici, le peuple soninké a conservé d’une manière assez austère, ses constructions traditionnelles qui rendent palpables l’art de vivre et la sérénité des hommes d’autrefois. Cette perle des villages soninkés est malheureusement régulièrement mise à rude épreuve à chaque saison des pluies.

En 1934, l’exploratrice Odette du Puigaudeau fit une description édifiante de la passe de Tektak :
« Sur la rive humide, tous les buveurs du jour et de la nuit avait enchevêtré leurs traces: les hommes et leurs bestiaux ; les lions, les hyènes et les guépards à côté de leur gibier : antilopes dami, mohor et bubale, phacochères et singes. Majestueuses, s’arrondissaient les marques des éléphants dont un troupeau nomadise dans le Guidimaka« .

Sélibaby et son style soudanais se laisse découvrir lors d’une visite de son quartier de Bambaradougou, plus ancien quartier de la ville. Ancien poste français, Selibaby est aujourd’hui une ville cosmopolite où peuls, maures et soninkés se croisent.

La perle des villages peuls se situe à Gourel Djarée ! La vie du Peul est indissociable de celle de ses animaux. Le village se retrouve donc d’être composé d’une multitude d’enclos où chaque famille évolue avec son cheptel. Chaque cellule familiale dispose de sa case ronde couverte d’un cône de chaume, d’un abri de repos et d’une étagère pour ranger hors de portée des animaux, les ustensiles de cuisine.

Région du Gorgol et Brakna

Grenier de la Mauritanie, la zone du fleuve Sénégal est empreinte d’une grande ruralité où le balai des agriculteurs et des éleveurs est incessant.
Le Gorgol et le Brakna sont par excellence le territoire des Hal-Poular peuls et toucouleurs). Tandis que les peuls restent profondément attachés à un élevage à transhumance très limitée, les toucouleurs, ethnie sédentaire, vivent dans des villages et sont des agriculteurs.

Le lac de Mâl, à une centaine de kilomètres d’Aleg , trace de l’époque coloniale et à la construction d’un barrage destiné à l’irrigation, subsiste toujours et s’entoure de magnifiques arbres accrochés à des dunes couleur miel.

Leqceïba, niché sur le Gorgol noir, seul affluent permanent du Sénégal, annonce les prémices du Sud avec ses scènes de baignade des enfants, de séances de pêche, du dur labeur des blanchisseuses et les allées et venues des rolliers bleus d’Abyssinie.

Le village de Maghama, dans la région du Gorgol, présente encore des bâtiments des années 30. Cette mixité coloniale avec une architecture de type soudanaise et son marché bigarré donne des allures particulières à Maghama.

Toutes les parties du baobab ont une utilité. Le combustible est produit par son bois, ses coques de fruits se révèlent être de petits récipients pour la cuisine. L'huile des graines et la potasse de la coque assurent la fabrication du savon. Les écorces s'utiliseront dans la confection des cordes et la plupart des petits maux trouveront un remède grâce au baobab.

A 20 kilomètres de Maghama, le marigot de Youman Yiré, constellé d’une profusion de nénuphars blancs et jaunes, apporte une touche de « mangrove » à ce paysage sahélien. De nombreux oiseaux: aigrettes, hérons, limicoles, tourterelles et rapaces ; et des centaines de papillons et libellules animent cet écosystème.

Kaédi, 4ème ville du pays, se distingue par son développement un peu anarchique des quartiers mais surtout par la présence de ses teinturières à la renommée nationale. Les melehfas (voiles colorés) de Kaédi habillent les plus élégantes femmes maures.

Le marché de Boghé, curiosité narrée par Odette de Puigaudeau :
« On trouvait là des courges, des tomates rondes comme des cerises, à cinq sous la grande calebasse, des tronçons de queues de crocodiles, d’étranges gâteaux au piment, des peaux vertes ou tannées, des noix de kola, du beurre de karité et des graines de baobab enveloppées de leur farine blanche, pour aromatiser le lait.« 

Bâti sur une berge abrupte, le village de Dar el Barka domine une large et élégante boucle du fleuve. La forêt visible de l’autre côté de la rive du fleuve Sénégal est donc bien mauritanienne et non sénégalaise.
Village placide, Dar El Barka vit au rythme des pirogues qui glissent sur le fleuve où les pêcheurs s’arment de patience pour prélever leur butin du jour pendant que les femmes et les enfants remontent muettement les bacs d’eau pour la préparation du repas.
Plus au nord, la dune de Regba se dresse et toise le fleuve de ses reflets blonds.

Région du Trarza

Espace de villégiature des wolofs depuis plusieurs siècles, le Trarza accueille aussi des maures noirs convertis en riziculteurs et pêcheurs saisonniers.

A partir de Leqceïba (à proximité de Rkiz), on peut admirer la charmante escale sénégalaise de Podor, de l’autre côté de la rive. On voit parfaitement les élégantes maisons coloniales aux toits couverts de tuiles brunes, les quais et les entrepôts.

Pour atteindre l’important village de Rkiz, à l’intérieur des terres, il faudra traverser de petits cordons dunaires, signe de l’éloignement des rives du fleuve Sénégal. Le lac de Rkiz assure le développement de l’agriculture et de l’élevage mais aussi d’une riziculture. Outre les aspects agricoles du lac, il est aisé de contempler le spectacle volant des nuées d’oiseaux « mange-mil ».

La pièce maîtresse de la région du Trarza réside dans l’exceptionnelle réserve ornithologique du Parc de Diawling. Aire de transit ou de nidification d’oiseaux venant d’Europe, le parc national de Diawling constitue une thématique abordée plus largement avec la réserve du Banc d’Arguin.

L’ancienne saline de N’Térert se dessine un tableau contrasté entre la blancheur et la légèreté des monticules de sel et les cuvettes de vase grise et durcie.

Les khaïmas de Méderdra fabriquées par les femmes sont le joyau de cette bourgade mauritanienne. Mais l’ombre du Cheikh Saad Bouh (1850-1917) plane toujours sur Méderdra, cette grande figure de l’Histoire mauritanienne a marqué ce village par son rôle de pacificateur entre les populations mauritaniennes, sénégalaises et les colons.

Au 17è siècle, le commerce de la gomme arabique très prisée par les manufactures de textiles européennes fut l'objet d'une grande rivalité entre les anglais, les français et les hollandais. Son utilisation par les égyptiens remonterait à 2650 av JC avec pour nom« Kami ». La gomme arabique été utilisée pour maintenir les bandages de momies. En Afrique saharienne, la gomme est utilisée comme bonbon à mâcher, agent de solidification et de brillance dans les textiles, de soin cutané et cicatrisant et agent dans le bâtiment pour assurer l'imperméabilité des toitures. En Europe, la gomme arabique est utilisée comme colle pour les étiquettes, enveloppes ou timbres, émulsifiant E414) pour les huiles d'agrumes et de supports pour les arômes mais aussi de fixateur de colorants pour les peintures.
La vallée du Sénégal appartient à la zone sahélienne de la Mauritanie. Nettement plus arrosée que les parties septentrionales, la végétation change radicalement. L'acacia, le jujubier, le Commiphora africana et le baobab peuplent ce territoire. La graine de ``cram-cram``, pire cauchemar des randonneurs, s'accroche à tous les tissus et devient un compagnon de route inséparable.

Lexique hassanya

Banco
Argile
Dâr
Maison, campement
Khaïma
Tente carrée
Mauritanides
Ancienne chaîne montagneuse
Melehfa
Voile féminin