Point-Afrique Voyages, depuis sa création en 1995, a permis d'une part, le désenclavement de ces régions par les liaisons aériennes créées et d'autre part, l'essor du tourisme générant ainsi un développement économique non négligeable*.
Touchées de plein fouet depuis fin 2010, l'arrêt des flux des touristes français qui sont majoritaires dans ces régions provoque une récession économique dramatique et la paupérisation des populations qui y habitent.
Ne pouvant plus assurer notre rôle économique sur place, nous avons décidé de maintenir à distance notre appui en créant l'Association Point-Afrique Solidarité. En effet, ce sont des centaines de familles qui ont perdu leur source de revenus, soit parce qu'un des leurs bénéficiait des retombées du tourisme directement (chameliers, cuisiniers, âniers, piroguiers, chauffeurs, guides, hôteliers, etc.) ou indirectement (paysans, pêcheurs, éleveurs, garagistes, etc.). Il nous est insupportable et il est inacceptable de les laisser tomber en attendant passivement des jours meilleurs.
Les djihadistes ne s'y sont pas trompé. En obligeant au retrait les Ong, en rendant impossible l'arrivée des touristes français (qui constituent la majeure partie des flux sur ces régions), ils ont pris en otage les populations locales. En adoptant une approche humanitaire (ils payent 2 fois plus cher le mouton, ils créent des écoles (madrasas), des puits, etc.), ils se font accepter puis, le terrain étant mûr, ils distillent dans les mentalités, outre leurs croyances fanatiques, un anti-occidentalisme radical.
Il y a donc urgence à rester présent afin de continuer notre lutte contre la pauvreté qui fait le lit de ces extrémistes. La création de l'Association Point-Afrique Solidarité a donc une double vocation de Développement économique et de Frein au fléau fondamentaliste chez nos anciens hôtes.
* Il a été établi que le tourisme dans ces régions enclavées était un des principaux moyens de lutte contre la pauvreté. Exemple : Une étude du PNUD de 2002 sur le taux de prévalence de la pauvreté dans l'Adrar mauritanien indique que ce taux est tombé de 57% en 1996, à 24% en 2002, soit une diminution de moitié et souligne que le tourisme a contribué pour une grande part à la régression de la pauvreté dans cette région.
Nos Objectifs pour lutter contre la paupérisation et l'embrigadement djihadiste en cours dans ces régions désertées par les touristes français :
Les régions concernées par ces actions sont : l'Adrar mauritanien, le nord Mali et le Niger (Agadez au nord - Tapoa au sud).
Les bénéficiaires des actions proposées sont : nos chameliers, piroguiers, âniers, cuisiniers, chauffeurs, guides ainsi que les communautés villageoises périphériques qui profitaient indirectement des retombées touristiques.