Point-Afrique Solidarité

 

Le parrainage d'enfants

© Photo: Marie Dreyer

L'arrêt du tourisme pénalise de plein fouet nos accompagnateurs les plus modestes. L'urgence redevient pour ces pères de famille de savoir quoi manger aujourd'hui, ce soir. L'école devient un luxe et les enfants sont les premiers frappés par la perte de revenus de leur père.

Déscolarisés ils vont venir gonfler les rangs des petits mendiants, voire se tourner vers la délinquance, la drogue, les trafics en tous genres. La pauvreté est également un facteur de fracture entre les générations. Cette rupture de ban entre les enfants et leur parents est la plus dramatique. La perte des valeurs qui s'en suit est également récupérée par les imams intégristes que les parents finissent par accepter car « eux » ont de l'influence et réintroduisent le respect des anciens.

Parrainage d'enfants est le terme générique que nous avons choisi pour désigner une aide à l'enfance à un niveau plus collectif qu'individuel.

Nous avons retenu un premier projet initié dans l'une des zones les plus touchées par l'absence d'activité touristique : le nord du Niger.

Très vite, le principe sera décliné dans d'autres régions, notamment au Pays Dogon.

La région d'Agadez connaît une baisse sensible du niveau de vie ces dernières années. Un mauvais rendement de la production agricole et l'effondrement des activités liées au tourisme ont eu un impact considérable sur l'économie locale. Le secteur de l'éducation, notamment celui des écoles primaires, n'a pas été épargné. La plupart d'entre elles n'ont pas de cantine scolaire. Les parents sont pauvres et certains sont même contraints de retirer leurs enfants de l'école pour qu'ils puissent travailler et participer à l'économie familiale.

Exemple : Projet de création d'un jardin scolaire à Oufen (commune rurale de Timia)

Le projet de jardin scolaire s'inscrit dans le cadre de l'amélioration des conditions de vie des élèves du primaire de l'école d'Oufen. Sa mise en exploitation bénéficiera aux 47 élèves actuellement inscrits et permettra la scolarisation d'environ 25 élèves supplémentaires. Il aidera indirectement 153 familles (900 personnes). Ce projet est mené avec l'ONG locale TED Tamat, active dans la région depuis 1996, qui en assurera le suivi.

Retombées escomptées

  • Les élèves de l'école bénéficient des produits de la récolte pour la cantine scolaire.
  • Les élèves apprennent à maîtriser les techniques de culture.
  • L'état nutritionnel des populations en général et celui des élèves en particulier est amélioré.

Après l'année de lancement, le jardin scolaire pourra s'auto financer avec les recettes d'une partie des récoltes.

→ Coût : 2 500 €

Pour consulter le détail du projet des 3 jardins scolaires de Timia au Niger cliquez-ici