| Si cette Lettre ne s'affiche pas correctement, cliquez ici pour la lire. | |
SOMMAIRE |
|
|
Trois ans pour sauver le monde?«C’est maintenant! 3 ans pour sauver le monde»
|
|
Arts de l’IslamL’Institut du Monde Arabe (I.M.A) présente depuis le mois d’octobre dernier une exposition superbe et richement dotée, intitulée «Arts de l’Islam, chefs-d’œuvre de la collection Khalili». Cette exposition présente pas moins de 471 pièces originaires de la collection de Nasser David Khalili, collectionneur fortuné, universitaire et mécène, d’origine iranienne.
L’I.M.A a choisi de présenter cette collection au fil de trois grands thèmes : «Foi, sagesse et destinée», «L’atelier des mécènes: califes, émirs, khans et sultans», et «Un univers de formes et de couleurs». Le nombre de pièces exposées étant démesuré (tentures, tapis, céramiques, boiseries, manuscrits, bijoux...), il serait difficile de rendre compte de chacune. En revanche, on retiendra la multitude d’exemplaires du Coran exposée, de provenance et d’époques diverses et lointaines (certains feuillets datent d’avant le IXe siècle). De même que l’on s’attardera sur la profusion de bijoux et d’ornements de grande valeur (or, pierreries) présentés. Des objets qui, selon l’I.M.A, démontrent que les arts de l’Islam ne sont pas cantonnés au sacré, mais investissent également tous les objets profanes qui accompagnent la vie quotidienne des Musulmans, qu’ils soient originaires d’Orient, d’Inde, d’Espagne ou même de Russie ou de Chine. Car c’est ce qui frappe le plus lorsque l’on visite cette exposition: la diversité des lieux dans le monde où s’est exprimé, à travers les âges, l’art islamique.
Cette exposition mérite assurément d’être vue et revue tant elle est complète. Si vous souhaitez apprécier pleinement toute la beauté des «Arts de l’Islam», une après-midi entière à l’I.M.A sera nécessaire... C’est peut-être d’ailleurs la seule critique que l’on puisse faire: à vouloir présenter en une seule fois une collection aussi importante au public, l’IMA donne un peu l’impression de s’être noyée dans la profusion d’œuvres à sa disposition, et faute d’avoir su opérer des choix, en propose trop au visiteur, au risque - malheureusement - de l’indigestion.
«Les Arts de l’Islam»
Institut du Monde Arabe, 1 rue des Fossés Saint-Bernard, Place Mohammed V, Paris, 5e Métro Jussieu - Tél. : 01 40 51 38 38 ->www.imarabe.org |
|
L’univers de la SapeCette année, le Musée Dapper met l’homme africain à l’honneur en présentant deux superbes expositions: «L’Art d’être un homme, Afrique, Océanie» et «L’Univers de la Sape». Nous avons décidé de nous pencher sur cette dernière, en raison de l’originalité de son thème et des photos qu’elle présente. En effet, l’exposition «L’Univers de la Sape» met en valeur le travail des photographes Héctor Mediavilla et Baudoin Mouanda, qui ont chacun à leur façon immortalisé les artistes de la Sape dans le pays d’origine de ce mouvement original, le Congo-Brazzaville. La Sape: la Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes. Avez-vous déjà croisé dans les rues de Paris ces hommes d’origine africaine, vêtus de costumes de grandes marques aux couleurs criardes, chaussés de Weston pour la plupart et parés d’accessoires exubérants (chapeaux de cowboys, cigares cubains...)? Ces dandys à l’allure fière sont des Sapeurs. Les hommes qui se revendiquent de ce mouvement se sont clairement inspirés de l’art de se vêtir à l’occidentale, tout en y ajoutant leur propre touche d’originalité: la vivacité des couleurs (les costumes sont bien souvent rose, violet, rouge) alliée à la classe des coupes des plus grandes marques. A travers leurs clichés, Héctor Mediavilla et Baudoin Mouanda s’attachent à montrer les Sapeurs dans leur environnement quotidien, dans certains quartiers pauvres de Brazzaville, accompagnés de leurs enfants, vêtus - eux - très simplement. Le contraste est assez frappant. Le Sapeur peut investir toutes ses économies et celle du ménage dans l’achat de sa garde-robe! Le Musée Dapper a organisé une rencontre avec la presse et plusieurs Sapeurs le 14 octobre dernier, qui nous a permis de rencontrer Monsieur Aliou Mangela, Sapeur d’origine congolaise résidant à Paris. Le musée prévoit également les 27, 28 et 29 novembre prochain un grand week-end de la Sape, auquel nous vous conseillons vivement d’assister, avec au programme: une présentation de l’univers de la Sape par Brice Ahounou, journaliste et anthropologue, qui retracera l’histoire de ce mouvement; une rencontre avec Alain Mabanckou (le célèbre écrivain auteur de «Verre cassé» et des «Mémoires d’un porc-épic», originaire lui aussi du Congo Brazzaville) qui a beaucoup écrit sur la Sape, et Djo Balard, à qui on a accordé le titre de «Roi de la Sape»; la projection du film «La Vie est belle» de Benoît Lamy et Mwézé Ngangura, avec Papa Wemba, musicien congolais que l’on ne présente plus! (cf. infra)
«L’Univers de la Sape»
Musée Dapper - 35 bis Rue Paul Valéry- Paris, 16e Du 15 octobre 2009 au 11 juillet 2010 - Tarif: 6 € -> Renseignements : 01 45 00 91 75 www.dapper.com.fr |
L’Afrika N’Reggae Live FesTivalL’association Vent d’échange, établie entre Toulouse et Ouagadougou, soutient les artistes émergents du Burkina Faso. Elle a réussi à mettre en place, depuis sa création en 1999, un véritable réseau d’artistes africains dans le but de maintenir vivante la scène du spectacle en Afrique.
Pour cela, Vent d’échange collabore avec des professionnels du monde musical (salles, producteurs, techniciens, studios...) et permet ainsi aux artistes africains de réaliser des maquettes d’albums, des résidences artistiques et surtout de se produire sur scène, ce qui est primordial pour tout musicien mais pas évident pour les artistes africains. L’association organise pour la première fois cette année «L’AfriKa N'Reggae Live FesTival» à Ouagadougou, toujours dans cette volonté de défendre des artistes locaux de qualité et porteurs de messages forts. Le festival aura lieu dans toute la ville de Ouagadougou et sera axé principalement autour de trois grandes soirées de concerts les 5, 12 et 19 décembre. Pendant toute la durée du festival, l’association organisera également des conférences-débats ( les «Arbres à Palabres»), des projections de films, des stages artistiques (percussions, gospel) ainsi qu’un village artisanal et associatif. La première édition de ce festival correspond simultanément à la sortie nationale et internationale de la compilation «Gang Rebel du Faso, volume 2», mettant en avant des artistes de la scène locale, et celle de l’album de l’artiste d’origine congo-ivoirienne parrain du projet, Bingui Jaa Jammy, «Ligne de front». Pour cette première édition, Vent d’échange accueillera sur scène les artistes de la compilation, bien évidemment, mais aussi des invités internationaux de choix, tels que Jean-Paul Wabotaï (Congo), surnommé «la Voix d’or d’Afrique», le chanteur de gospel Emmanuel Djob (Cameroun) ou encore Brother Sam Clayton des Mystic Revelation of Rastafari (Jamaïque). Avec une telle affiche, la première édition de «L’AfriKa N'Reggae Live FesTival» devrait être un franc succès!
«L’AfriKa N'Reggae Live FesTival», Ouagadougou, Burkina-Faso, du 5 au 19 décembre 2009.
-> www.myspace.com/gangrebel |
|
|
Du cinéma du Sud pour réchauffer l’automneIl est des cinémas marginalisés, peu visibles mais pourtant bien vivants sur le continent africain. Certaines initiatives leur sont consacrées. Aperçu de quelques manifestations qui mettent un peu de la chaleur d’Afrique sur les écrans de cet automne. Cinéma(s) d’Algérie à MarseilleLa première se déroule à Marseille depuis le 5 novembre et jusqu’au 6 décembre au Cinéma des Variétés et dans huit villes de la région PACA. Après le cinéma du Maroc, de Tunisie, de Syrie et de Palestine, l’Aflam, fidèle à sa démarche de diffusion des cinémas arabes, présente durant un mois les cinématographies d’Algérie. Le 7e art algérien est l’un des plus anciens du continent et certainement l’un des plus prolifiques jusqu’aux années 90, qui comme chacun sait, ont réduit à néant toute expression culturelle. Et puis, avec la progressive renaissance du pays, une nouvelle génération de réalisateurs a repris le flambeau. Il suffit de suivre les sélections officielles à Carthage (Journées Cinématographiques de Carthage en Tunisie) comme à Ouagadougou (FESPACO au Burkina Faso) pour mesurer le retour du dynamique cinéma algérien. A travers une quarantaine de films, c’est un panorama exhaustif de la production cinématographique de l’une de nos destinations privilégiées de cette saison qui nous est dressé, avec des films emblématiques de ses grandes tendances. Depuis ses débuts, ce cinéma a un caractère profondément militant. Né dans le maquis, il a d’abord dénoncé le colonialisme et glorifié le mouvement de libération nationale. Puis, dans les années 70, les thèmes évoqués ont évolués vers des préoccupations plus sociales. Les années 80 virent le sujet de l’émigration prédominer. Les films algériens collent donc de très près à l’histoire du pays, à ses évolutions, à ses souffrances, à ses espoirs. C’est un cinéma qui dans ses années fastes, a été favorisé par l’important réseau de diffusion sur le territoire algérien et était donc «consommé» localement, contrairement au cinéma de la plupart des pays du continent africain dont le manque de salles entrave le développement. Des animations parallèles vous permettront aussi d’appréhender un peu de l’Algérie et sa culture. De quoi vous donner l’envie d’approfondir en faisant un petit tour à Ghardaïa et à Timimoun! Nous vous invitons vivement à venir découvrir des films que vous aurez rarement l’occasion de voir, notamment les plus anciens. Un raccourci de l’histoire de l’Algérie.
Cinéma des Variétés, 37 rue Vincent Scotto, 13001 Marseille
-> www.aflam.fr Ciné Club au Musée DapperLe Ciné-Club du Musée Dapper à Paris allie qualité et longévité. Nous évoquons souvent dans La Lettre de Point-Afrique ce haut lieu de la culture africaine, car ses expositions, ses spectacles, ses livres ne cessent de nous ravir. Mais nous n’avons pas encore eu l’occasion de vous présenter le Ciné-Club, dont la programmation n’est pourtant jamais décevante pour les amateurs de cinématographies subsahariennes. Il est animé par Catherine Ruelle, fine connaisseuse du cinéma africain. Il n’est pas un réalisateur du continent que cette journaliste de R.F.I ne tutoie, pas le moindre court-métrage qu’elle n’ait visionné, la plupart du temps en avant-première. Elle anime avec simplicité chaque soirée et déploie pour notre plus grand plaisir, toute sa connaissance du cinéma. Les réalisateurs et des membres des équipes de tournage sont généralement présents. Les projections sont programmées en fonction de l’actualité du musée ou de celle de la production africaine du moment. Ce mois-ci, deux films majeurs seront présentés. Le 29 novembre, «La Vie est belle» du congolais Mwézé Ngangura. Ce film datant de 1987 a la particularité d’être une comédie musicale dont le rôle principal a été confié à l’un des rois de la musique zaïroise, Papa Wemba. La projection aura lieu dans le cadre du week-end thématique consacré à la SAPE (cf. supra). Changement d’atmosphère le 18 décembre, puisque c’est «Abouna» du tchadien Mahamat Saleh-Haroun qui sera diffusé. Sorti en 2003, ce film est une œuvre émouvante dont la finesse de narration est coutumière de l’un des plus brillants réalisateurs de sa génération. «Abouna» a d’ailleurs été largement récompensé. Les rendez-vous du Ciné-club ont lieu le vendredi soir, environ tous les quinze jours, et il nous semble qu’ils constituent une façon idéale de commencer le week-end. Alors chaque mois, suivez de très près la programmation du plus africain des ciné-clubs de la capitale!
Musée Dapper, 35 rue Paul Valéry, 75016 Paris
-> www.dapper.com.fr |
|
L'équipe Point-Afrique. |
Point-Afrique Voyages - Le Village 07700 Bidon - Tél. 04 75 97 20 40 - Fax 04 75 97 20 50
contact@point-afrique.com - www.point-afrique.com - Li N°075 000080
Conformément à la loi Informatique et Libertés, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification sur les données vous concernant.
Si vous ne souhaitez plus recevoir cette Lettre, vous pouvez vous désinscrire dans votre Espace Client