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SOMMAIRE

le travail du karité le beurre de karité

Les voyages solidaires de Point-Afrique

En VTT au Burkina

Il est des projets d'entreprise qui font chaud au coeur. Non loin de nos locaux ardéchois, existe une entreprise (Melvita) fabriquant des produits cosmétiques, qui s'approvisionne pour bonne part en Afrique, et plus particulièrement au Burkina Faso pour le beurre de karité. Deux salariés de cette entreprise ont eu l'idée d'organiser un voyage en VTT dans ce pays, afin d'aller à la rencontre des producteurs et transformateurs de ce produit qu'ils manipulent quotidiennement...

Contact a donc été pris avec Point-Afrique - plus particulièrement avec Nicolas, notre spécialiste VTT. Et l'affaire a été rondement menée: nous avons offert l'acheminement des neuf VTT, ainsi que de 300 kg de fret - les produits finis fabriqués dans l'entreprise, mais aussi des vêtements et du matériel scolaire. L'idée était de montrer aux producteurs africains ce que devient la précieuse substance sous nos latitudes.

le groupe de vttistes au Burkina

Le voyage a eu lieu du 27 octobre au 4 novembre. Y participaient onze salariés de l'entreprise, un caméraman et... Nicolas, qui n'a pu résister à l'occasion! Dès l'arrivée à Ouaga, par 36° à l'ombre, l'Ardèche pluvieuse laisse place à l'Afrique. Reçus par Nathalie Ouattara, directrice de la coopérative agricole bio de Toussiana, à 55 km au sud de Bobo-Dioulasso, le groupe a pu s'initier aux subtilités de la production du beurre de karité - broyage des noix, cuisson, barattage... -, n'hésitant, dans une ambiance des plus chaleureuses, à mettre la main à la pâte - au sens propre. Le beurre ainsi produit est ensuite analysé à l'Institut de Recherche en Sciences Appliquées et Technologies de Bobo Dioulasso (qui dispose, de l'avis même des participants, d'un appareillage qui n'a rien à envier à celui qu'ils utilisent en France); la qualité est garantie par l'organisation ECOCERT, qui vérifie la conformité du produit avec les normes européennes.

Ce voyage a surtout été l'occasion de mieux appréhender les défis et difficultés auxquels l'agriculture biologique doit faire face au Burkina Faso. Comme de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest, le Burkina, naguère leader de l'agrobiologie, s'est tourné, sous la pression des instances internationales, vers la culture de rente (coton), à grand renfort d'engrais et de pesticides. Le témoignage des villageoises est éclairant: en trois années, celles qui ont cultivé leurs champs avec des pesticides se retrouvent entièrement démunies alors que le mode de culture ancestral assure une production stable... Deux politiques s'opposent: la culture intensive du coton avec usage massif de pesticides et d'engrais chimiques (le cours du prix du coton ayant chuté, le paysan ne gagne rien et les sols s'appauvrissent vite); ou une culture paysanne raisonnée qui, avec le karité et le sésame, permet aux agricultrices et agriculteurs de gagner dignement de l'argent (le kilo de karité bio est acheté 250 FCFA, contre 100 FCFA pour un karité «classique»). Mais la qualité bio nécessite l'arrachage du coton, à cause des risques de contamination par les pesticides... C'est tout le choix auquel est aujourd'hui confronté l'Afrique.

Un village au Burkina

VTT et produits finis ont été offerts aux burkinabés à l'issue d'un voyage des plus enrichissants pour toutes les parties. Les ardéchois sont rentrés avec quelques bleus aux fesses, des images plein la tête et une grosse envie de repartir... Et ils ne porteront jamais plus le même regard sur la pâte blanche qu'ils travaillent, qui sera désormais traversée d'éclats de rire et de chaleur - humaine.

Algérie, soyez les bienvenus! de Claire et Reno Marca Pêcheur algérien, par Reno Marca

Les lectures de Point-Afrique

«Algérie - Soyez les bienvenus»
Claire et Reno Marca, éditions Aubanel

Il est des voyageurs que nous affectionnons tous particulièrement. De ceux qui prennent le temps de flâner au gré des routes, au fil de leurs envies. De ceux qui refusent sponsors et battage médiatique, pour garder le libre choix de leurs destinations et de leur rythme. Et qui savent que le voyage ne se mesure pas au nombre de kilomètres parcourus, mais à la qualité des rencontres qu'il suscite.

Rencontre avec Claire et Reno Marca

Dimanche 26 octobre 2008, dix heures. Un chaud soleil d'arrière-saison baigne Albertville, illuminant les tentes blanches du Grand Bivouac. Elle arrive la première. Reno, qui termine une dédicace illustrée de leur dernier livre, la rejoint quelques minutes plus tard.

Claire et Reno Marca

PA: Comment l'aventure a-t-elle commencé?

C: En fait, nous avions envie de voyager plus que tout autre chose. L'envie d'aller voir par soi-même comment les gens vivent ailleurs, et qui sont ces gens, avant d'emprunter le chemin d'une vie trop bien balisée...

-> Lire la suite sur le site de Point-Afrique

Claire et Reno Marca sont de ceux-là. Après un premier voyage de trois ans (!) autour du monde, entièrement auto-financé, et un second périple à Madagascar, ils reviennent tout juste d'Algérie. Un pays qu'ils ont parcouru dans tous les sens, d'Alger à Tamanrasset, de Tlemcen à Constantine, en passant par Ghardaïa...

Et pour notre plus grand bonheur, Claire et Reno publient des livres, dont ils arrivent aujourd'hui à vivre. De somptueux carnets de voyages, qu'ils préfèrent modestement appeler des «récits illustrés». Mais quels récits, et quelles illustrations ! Car c'est avant tout la qualité du matériel graphique qui explose dans «Algérie, soyez les bienvenus», paru le 6 novembre. Dans un style qui n'est pas sans rappeler parfois celui d'un autre ami de Point-Afrique, Pierre Croux, Reno a le don de croquer aussi bien les paysages les plus étonnants, que des scènes de la rue pleines de vie et des «bouilles» criantes de vérité. Dessins, aquarelles - parfois retravaillées aux encres acryliques - et photos mériteraient à elles seules qu'on se procure ce livre.

Et c'est sans compter sur le texte, précis, documenté, de Claire. Assumant pleinement leur subjectivité, mais toujours curieuse, toujours discrète, elle met en perspective, écoute, interroge, traduit, raconte. Elle rend presque palpables les réalités de l'Algérie contemporaine, dans une langue sobre et fluide. A eux deux, ils viennent de réaliser un chef-d'oeuvre, qui ne peut laisser insensible tous ceux qui s'intéressent à l'Algérie d'aujourd'hui.

-> «Algérie - Soyez les bienvenus», Aubanel, 2008, 212 p., 39 €.

A noter : Claire et Reno Marca seront les invités, avec Maurice Freund, Président de Point-Afrique, de l'émission «Au détour du monde» sur France-Inter, dimanche 23 novembre à 16 h. Le thème de l'émission sera «Algérie - peut-on y aller sans crainte ?» [la réponse est donnée dans le livre de Claire et Reno!] et donnera également lieu à la diffusion du reportage de Stéphane Cosme, «L'Algérie en trois dimensions, vue du ciel, de la Casbah et des plateaux du Tassili».

La haine de l'Occident
Jean Ziegler, éditions Albin Michel

Dans un tout autre registre, vient de paraître aux éditions Albin Michel le dernier ouvrage de Jean Ziegler, «La haine de l'Occident». Un sacré pavé dans la mare!

On ne présente plus Jean Ziegler. Juriste, sociologue, rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation des populations à l'O.N.U., désormais membre du Conseil des droits de l'homme auprès de cette même instance, Jean Ziegler s'est fait connaître dès la fin des années 70, avec le fracassant «Une Suisse au-dessus de tout soupçon», qui démontrait comment, depuis leurs bureaux feutrés de Genève, Berne ou Lausanne, les maîtres de la finance - déjà - mondiale affament et réduisent à la misère des millions de personnes dans le monde. Le film «We feed the word» est tiré d'un autre de ses ouvrages, «L'empire de la honte».

Avec «La haine de l'Occident», Ziegler poursuit son inlassable travail d'investigation et de mise à nu des mécanismes menant réellement le monde (un engagement, soit dit en passant, suffisamment rare à ce niveau de responsabilités pour qu'il soit salué comme il convient). S'interrogeant au départ sur les raisons qui conduisent aujourd'hui au blocage des processus décisionnels dans les instances internationales, il y voit la montée en puissance d'un front du refus qui coalise les pays dits «du Sud» face à l'arrogance et au cynisme meurtriers de l'Occident. Ce qui le conduit alors à investiguer plus avant ce rejet. Et à dresser le catalogue - implacable, minutieux, et extrêmement bien documenté - des exactions commises depuis cinq siècles, au nom de (son) développement, par l'Occident.

A l'heure où certains voudraient benoîtement se contenter de «tourner la page», à l'heure où d'autres - les mêmes, peut-être - se proposent de «moraliser le capitalisme», un rappel des plus utiles sur le prix que la planète entière a payé à ce système, toujours présenté comme le seul possible. Effrayant. Instructif.

-> «La Haine de l'Occident», Jean Ziegler, Albin Michel, 2008.

Voir aussi sur le Web une interview de Ziegler à propos de la parution de ce livre.
Migrant'Scène 2008

Les sorties de Point-Afrique

Riche actualité chez nos partenaires et amis ce mois-ci. Et si notre Lettre précédente avait mis en lumière la province, dans un souci d'équité, les sorties de novembre sont (presque) toutes parisiennes! L'occasion d'un petit week-end à la capitale pour certains de nos lecteurs?

Migrant'Scène
Du 15 au 30 novembre 2008

Pour la deuxième fois consécutive nous sommes partenaires de cet événement organisé à l'initiative de la CIMADE. Pour ceux qui ne la connaissent pas, cette association, née dans les années 30, a pour vocation la défense des populations opprimées ou fragilisées. Elle est plus particulièrement active dans les sinistres «centres de rétention administrative», antichambre des expulsions... Profondément militante, la CIMADE focalise aujourd'hui son action en faveur des migrants et demandeurs d'asile qu'elle accueille, conseille, accompagne et loge si besoin. Le principe de «solidarité active» de la CIMADE trouve sa parfaite expression au cours du festival Migrant'Scène, dont c'est la troisième édition.

L'objectif de ce festival est avant tout de fêter les migrations. Remarquons au passage qu'il est fort rare en France de fêter ce phénomène social majeur - ou même simplement de l'aborder sous un angle positif. Une occasion comme celle-là ne se manque donc pas! La parole sera plus particulièrement donnée aux femmes migrantes, qui, contrairement aux idées reçues, sont très nombreuses. Leur porte-parole sera la sénégalaise Madjiguène Cissé, «sans-papière» rescapée de l'église Saint-Bernard en 1996.

Pendant quinze jours, une programmation artistique riche et festive permettra d'aborder la diversité des migrations féminines. A découvrir!

Fatoumata Sangare

Africolor
Du 21 novembre au 24 décembre 2008

Africolor c'est avant tout un homme que nous aimons beaucoup au Point-Afrique, car ses conseils et son soutien nous ont été très précieux lors de l'organisation d'Afrikabidon en 2007. Philippe Conrath est l'initiateur de ce festival qui depuis 1998, égrène ses concerts dans les villes de Seine-Saint-Denis. La programmation de ce connaisseur de la musique africaine est toujours à l'avant-garde et Africolor peut se vanter d'avoir accueilli avant tout le monde les stars d'aujourd'hui...

Cette année voit la vingtième édition d'un festival qui reste fidèle à lui-même! Des découvertes d'artistes inconnus en France comme la guinéenne Sayon Bamba, se partageront l'affiche avec les incontournables Nahawa Doumbia ou le grand Sékouba Bambino. La Réunion sera royalement représentée non seulement par Danyel Waro mais aussi par des artistes moins connus qu'il vous sera donné de découvrir. Un hommage sera également rendu à Alain Peters, probablement l'un des plus grands poètes réunionnais contemporains, tragiquement disparu il y a treize ans (on n'est pas près d'oublier le fameux «Mangé pour le coeur»...).

Et puis le Mali bien sûr, le Mali toujours quand on parle de musique! Du joueur de n'goni Moriba Koïta au «rockeur» Boubacar Traoré, dit KarKar, vous pourrez également vous esbaudir les oreilles avec la griotte Naïni Diabaté et faire la connaissance de la jeune et prometteuse Doussou Bagayoko. Le Cap Vert ne sera pas en reste. Enfin, c'est du Burkina Faso que sont originaires deux belles surprises d'Africolor qui vont mettre le balafon dans tous ses états: Mahama Konaté, du célèbre groupe Farafina, et Moussa Hema.

Alors... au plaisir de vous voir pendant un mois dans les salles du 93!

-> Plus d'infos: www.africolor.com
Festival Culture-Aventure

Projections Culture-Aventure
Lundi 24 novembre 2008 à 20h

Il y a des rendez-vous auxquels nous sommes fidèles de saison en saison. Les projections Culture-Aventure reprennent dès le 17 novembre, et nous en serons à nouveau partenaires.

Le lundi 24 novembre donc, nous entamerons cette collaboration avec «Journal intime», un documentaire de 52 mn. Samir Benchick a découvert la Côte d'Ivoire à vingt-quatre ans. A travers une série de portraits très diversifiés, il rend compte des réalités ivoiriennes d'aujourd'hui, au sortir de la guerre. Tout au long de son parcours, il s'interroge sur sa place de voyageur et de témoin.

Cette projection sera précédée par celle d'un petit film réalisé au Burkina Faso: «Que s'est-il passé à Lokoli» s'interroge sur une grave et surprenante détérioration de l'écosystème observée dans un petit village reculé, et surtout sur les réponses à y apporter.

-> Plus d'infos:www.culture-aventure.fr

Lieu : Maison des Mines, 270 rue Saint Jacques, Paris 5. Accès RER Luxembourg (sortie rue de l'Abbé de l'Épée), bus 21, 27 (Feuillantines), 38 (Val de Grâce), 83 (Port Royal Saint Jacques), 82 (Auguste Comte), 84 (Panthéon), 89 (Mairie du V - Panthéon), 91 (Port Royal Saint-Jacques). Métro le plus proche: Censier Daubenton (Ligne 7).

Tarif: 5,50 €
Desert Rebel en concert le 6 décembre!

Desert Rebel (radio-) actif!
Samedi 6 décembre à partir de 15h

Nos amis de Desert Rebel, actuellement en résidence auprès du collectif Main d'Oeuvres , un «lieu pour l'imagination artistique et sociale», vont faire reparler d'eux et du Niger le samedi 6 décembre, à Saint-Ouen, à l'occasion d'une journée qui mêlera débats, films et concerts.

Dès 15h sera projeté le film de François Bergeron, «Les rockers oubliés du désert», vibrant portrait in situ et en France d'Abdallah Oumbadougou, le très talentueux chanteur et guitariste de Desert Rebel. A partir de 16h, un débat animé par Radio Nova mettra les pieds dans le plat, en évoquant la question ô combien sensible des mines d'uranium au Niger, et des enjeux sociaux, politiques, environnementaux et médiatiques qu'elles soulèvent. Débat appuyé, à partir de 18h 15, par la projection du documentaire «Uranium, pollution au Niger» de Michel Desplatx. Avant que le concert de Desert Rebel, à 20h 45, ne permette à tous d'évacuer l'énergie ainsi accumulée... Sound System en fin de soirée, qui verra la première apparition publique du Desert Rebel Sound System, mais aussi Junior Cony... «and guests», selon la formule consacrée.

Une journée électrique en perspective!

-> Plus d'infos: www.mainsdoeuvres.org

Lieu: Mains d'Oeuvres, 1, rue Charles Garnier, 93400 Saint-Ouen. Métro Porte Clignancourt ou Garibaldi et bus 85. Entrée concerts 10 € en prévente, 13 € sur place.

Semaine internationale de la Solidarité en Drôme
Du 14 au 22 novembre

Enfin, rappelons que la Semaine internationale de la Solidarité en Drôme bat son plein, entre Romans, Valence et Montélimar, avec entre autres la projection, jeudi 20 novembre à Valence, de «Le monde selon Monsanto», de Marie-Monique Robin, un documentaire à voir absolument pour comprendre ce que cachent ces merveilleux O.G.M. qu'on veut à toute force imposer dans nos assiettes...

 

Un au-revoir à la Dame

Pascale Destoppeleire

Peut-être l'avez-vous déjà rencontrée? Ou peut-être pas : elle était la plupart du temps en lutte avec la paperasse au fond de notre agence parisienne. Elle en était la responsable depuis bientôt trois ans. Parce qu'elle s'est éteinte le lundi 27 octobre dernier, nous souhaitions vous parler un peu de Pascale Maurin-Destoppeleire, de ce que nous avons partagé avec elle, de tout ce qu'elle nous a donné.

Un jour, l'un de nous ne la voyant pas, demanda: «Elle est où la dame?». La Dame était un surnom taillé sur mesure pour elle. Nous l'avons d'ailleurs désormais appelée ainsi car Pascale était une vraie dame.

Et d'abord une dame du monde. Les vingt années qu'elle a passées au Cameroun lui ont permis d'avoir une lecture éclairée des gens et des situations. Elles lui ont révélé qu'il faut voir plus loin que le bout de son nez, plus loin que la seule réalité franco-parisienne! Elles lui ont donné l'amour de la terre africaine, de son atmosphère si particulière, de son odeur, des ses grands arbres, de sa chaleur et de ses pluies diluviennes, mais surtout de ses habitants. Son seul regret fut peut-être de ne pas l'avoir plus parcourue. La Dame aimait l'Afrique car elle la sentait au fond d'elle-même.

C'était aussi une dame de fer. Au fil du temps, nous l'avons toujours vue affronter les épreuves de la vie avec dignité, sans une plainte. Et elle ne fut pas épargnée. Elle l'a prouvé une dernière fois au cours de cette maladie. Jusqu'au bout et malgré tout, elle a gardé un sourire sur ses lèvres et une bienveillante pensée pour chacun d'entre nous.

Pascale était surtout une dame de coeur. Elle savait toujours capter la peine des uns et des autres et choisir les mots pour la soulager. Elle savait sonder les âmes. Sous des allures classiques, elle avait un esprit original et bien moins conformiste qu'en apparence... La Dame savait que costume trois pièces ou bazin riche, l'habit ne fait pas le moine. Elle avait la bonté des gens qui connaissent la cruauté de la vie, et la disponibilité de ceux qui savent qu'elle est courte. Elle était la sagesse de notre petit monde. Il est bien vide sans elle.

La Dame est partie. Et elle nous manque. Douloureusement. Mais aujourd'hui on ne demande plus où est la Dame : elle est à jamais en chacun de nous.

Repose en paix, Pascale.

 

 

L'équipe Point-Afrique.

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