Une brève histoire du Togo
(depuis la période coloniale)

1884 : Le roi Mlapa III de Togoville signe un traité de protectorat avec l’Allemagne qui perdurera jusqu’en 1918.

1918 : la colonie est divisée entre le Royaume-Uni et la France.

1946 : la partie sous contrôle français passe sous tutelle de l’O.N.U.

1956 : le Royaume-Uni rattache la partie sud de la région qu’il contrôle, au Ghana.

1958 : le Comité de l’Union Togolaise (C.U.T) partisan de l’indépendance remporte les élections organisées et supervisées par l’O.N.U. Sylvanus Olympio devient premier ministre.

27 avril 1960 : accession à l’indépendance.

13 janvier 1963 : les vétérans togolais de l’armée française organisent un coup d’état dans lequel Olympio trouve la mort.

1963 : Nicolas Grunitzky est porté au pouvoir. Il fuit le pays quatre ans plus tard, victime d’un coup d’état.

1967 : l’un des organisateurs du coup d’état de 1963, Gnassingbé Eyadéma devient président. Il supprime les partis politiques et crée le Rassemblement du Peuple Togolais (R.P.T).

1979 : nouvelle constitution qui instaure la troisième république et donne le pouvoir au président par une élection au suffrage universel.

1986 : Eyadema est réélu.

1990 : suite à de violentes manifestations suivies d’une conférence nationale, un premier ministre issu de l’opposition, Maître Joseph Kokou Koffigoh, est nommé premier ministre.

1992 : adoption d’une nouvelle constitution.

1993 : Eyadema remporte de nouveau l’élection présidentielle boycottée par l’opposition.

1998 : Eyadema est proche de la défaite face à Gilchrist Olympio, fils de Sylvanus Olympio. Il remporte l’élection dans des conditions contreversées.

2003 : Eyadema est réélu suite à un changement de constitution pour l’autoriser à se représenter.

2005 : Gnassingbé Eyadema décède le 5 février 2005 mettant fin à trente huit années consécutives de présidence. L’armée prend le pouvoir et le confie à un des fils de Eyadema, Faure Gnassingbé.

25 février 2005 : sous la pression internationale, Faure Gnassingbé démissionne.

24 avril 2005 : Faure Gnassingbé est élu président. Des manifestations éclatent dans tout le pays et sont réprimées.

3 mai 2005 : Faure Gnassingbé prête serment et déclare qu’il se concentrera sur « la promotion du développement, le bien commun, la paix et l’unité nationale ». Il donne en outre son accord pour un gouvernement d’unité nationale : le premier ministre est un opposant de longue date, Me Yawovi Agboyibo, président du Comité d'action pour le renouveau (C.A.R).

6 décembre 2007 : Yawovi Agboyibo, démissionnaire, est remplacé par Komlan Mally à la tête du gouvernement.