La Mauritanie   drapeau mauritanien

 

Une brève histoire de la Mauritanie (depuis la colonisation française)

1858: premiers accords signés entre les Français et les tribus maraboutiques (émirs de Trarza et de Brakna).

1901/1905 : conquête pacifique et alliance avec le cheick Sidiya.

1910/1933 : la conquête du Tagant, de l’Adrar et du Nord se heurte à la rébellion des tribus hassans.

1920 : la Mauritanie devient une colonie française. Elle est alors rattachée à l’A.O.F (Afrique Occidentale Française) et administrée par Saint-Louis.

1946 : la Mauritanie devient un territoire d’outre-mer. L’esclavage y est officiellement aboli, bien que subsistant dans la pratique.

1956 : l’autonomie interne est acceptée pour la Mauritanie.

1957 : Nouakchott devient la capitale du pays.

28 septembre 1958 : l’assemblée territoriale proclame la République Islamique de Mauritanie. Moktar Ould Daddah devient son premier Président. L’Etat n’est pas reconnue par la Ligue Arabe ni par le Maroc (qui accueille depuis 1956 Horma Ould Babana, député pro marocain).

1961 : malgré le conflit qui oppose la Mauritanie au Maroc, le pays devient membre de l’O.N.U.

1970 : le traité de Casablanca met un terme au conflit avec le Maroc.

1973 : intégration du pays dans la Ligue Arabe.

1976 : les accords de Madrid donnent une partie du Sahara occidental à la Mauritanie. Le reste revient au Maroc. Mais le Front Polisario, mouvement nationaliste saharien, composé de Sahraouis et d’anciens militaires marocains, partisans d’un Sahara Occidental indépendant, mène une guerre meurtrière contre l’Etat mauritanien.

Juillet 1978 : Ould Daddah est renversé par un coup d’état conduit par le lieutenant colonel Mustafa Ould Salek.

7 août 1979 : accords signés avec le Front Polisario. La Mauritanie accepte de se retirer du Sahara Occidental. Salek est remplacé par un autre militaire, Mohamed Ould Louly. Les marabouts, détenteurs du pouvoir à l’origine (le père de l’ancien président est un grand lettré de Boutilimit), sont obligés de le céder aux tribus guerrières de l’Adrar. S’en suivent des affrontements internes.

1980 : le premier ministre, Mohamed Ould Haidalla, prend de force la présidence et renforce la loi islamique dans son pays.

17 décembre 1984 : son chef d’état major, Mohamed Ould Taya le destitue et prend le pouvoir.

1989 : revendications des populations noires qui débouchent sur de terribles affrontements. Les éleveurs noirs sont renvoyés au Sénégal, tandis que là-bas, on s’en prend aux populations mauritaniennes.

12 juillet 1991 : critiqué par les instances internationales, Ould Taya promulgue une nouvelle constitution et instaure le multipartisme.

24 janvier 1992 : il est élu président. Le P.R.D.S (Parti Républicain Démocratique et Social, parti du Président) remporte les élections législatives.

Décembre 1996, Point-Afrique lance son premier charter sur Atar, au coeur de l’Adrar mauritanien.

3 août 2005 : lors d’un déplacement à l’étranger, Ould Taya est destitué par un conseil militaire pour la justice et la démocratie. Le colonel Ely Ould Mohamed Vall, ancien fidèle du président, est nommé chef de l’Etat.

Novembre 2006 : Le C.F.C.D (Coalition des Forces du Changement) remporte les élections législatives.

25 mars 2007 : Sidi Ould Cheikh Abdallah remporte les élections présidentielles devant Ahmed Ould Daddah. Son élection consacre le retour des civils au pouvoir, près de trente ans après le coup d’état de 1978.

6 août 2008 : Coup d'état militaire, emmené par le chef de la garde présidentielle, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, qui prend la tête d'un «conseil d'état».

19 juillet 2009 : Le général Mohamed Ould Abdel Aziz est élu président de la république, avec 52% des suffrages.