Une brève histoire du Bénin
(depuis la colonisation française)

1851 : traité commercial et d’amitié signé entre la France et le chef de Porto-Novo, vassal du roi Glélé du Dahomey.

Entre 1867 et 1878 : deux traités concèdent la région de Cotonou, située entre Ouidah (comptoir portugais) et Porto-Novo, à la France.

Jusqu’en 1899 : les différents royaumes qui composaient le Bénin, dont celui de Dahomey, opposent une farouche résistance à l’occupation française. Le Dahomey sera intégré à l’A.O.F (Afrique Occidentale Française). A partir de cette période, la forte scolarisation, due notamment aux missions religieuses, fit rapidement du Bénin un centre intellectuel de renom (d’où son surnom de quartier latin de l’Afrique).

1958 : le Dahomey devient un Etat autonome au sein de la communauté française.

1er août 1960 : indépendance du pays.

Septembre 1960 : Intégration du pays au sein de l’O.N.U.

De 1960 à 1972 : Instabilité politique dans tout le pays en raison de tensions entre les élites du sud et les gens du nord. Jusqu’en 1970, on ne dénombre pas moins de quatre coups d’état militaires, mais sans réels combats.

1970 : un conseil présidentiel de trois personnes (qui se succèdent à la présidence), prend le pouvoir et suspend la constitution.

1972 : le commandant Mathieu Kérékou, originaire de Kourfa au nord, prend le contrôle du pouvoir et destitue le conseil présidentiel. Le pays devient alors la République populaire du Bénin et adhère au marxisme-léninisme. Le régime se durcit considérablement. Adversaires et opposants sont éliminés. Le vaudou est également interdit, malgré sa pratique assidue dans le sud.

1977 : une nouvelle constitution, à parti unique, est instaurée dans le pays. S’ensuit une tentative ratée de coup d’état, mais qui provoque un nouveau durcissement du régime.

1980 : Mathieu Kérékou est élu Président par l’assemblée nationale révolutionnaire. Il sera réélu en 1984.

1981 : les trois anciens présidents, Maga, Aptihy, et Ahomadgébé, emprisonnés depuis 1972, sont libérés.

1988 : trois tentatives de coup d’état avortent.

1990 : tournant politique suite à la Conférence de La Baule. Mathieu Kérékou abandonne sa politique marxiste et propose le débat avec ses citoyens. Il instaure une Conférence nationale, qui ouvre la voie à un nouveau régime et une nouvelle constitution. Le multipartisme est établi.

Mars 1991 : Nicéphore Soglo est élu Président. Il rétablit le vaudou.

17 Mars 1996 : Mathieu Kérékou est de nouveau élu président en battant Soglo aux élections.

Mars 2001 : réélection de Kérékou à la tête de l’état, malgré la défaite du parti proche de sa mouvance, aux dernières législatives.

Eté 2003 : Point-Afrique lance un vol charter à destination de Cotonou.

Mars 2006 : le docteur Boni Yayi succède à Mathieu Kérékou, qui a refusé de modifier la constitution pour pouvoir se représenter aux élections. Le nouveau président, qui prend officiellement ses fonctions le 6 avril 2006, souhaite établir une république «coopérative et solidaire».