Une brève histoire de l’Algérie
(depuis la colonisation française)

1830 ( jusqu’en 1871) : conquête de l’Algérie.

28 juin 1881 : adoption du code de l’indigénat (distinction entre citoyens et sujets français, basée sur l’appartenance au sol).

1900 : mise en place d’un nouveau statut français pour l’Algérie. Un poste de gouverneur général est créé et détient tous les pouvoirs.

8 mai 1945 : massacres de Sétif. La victoire des Alliés contre le nazisme est fêtée en Algérie, des partisans de l’indépendance brandissent le drapeau algérien. Répression massive par l’armée française. Plusieurs dizaines de milliers de morts.

7 avril 1946 : abrogation du code de l’indigénat.

1er novembre 1954 : le F.L.N (Front de Libération National) attaque l’institution française en place. Début de la guerre.

18 mars 1962 : signature des accords d’Evian, entre le gouvernement français et le G.P.R.A (gouvernement provisoire de la République algérienne), formé par le F.L.N, qui marquent le cessez-le-feu immédiat et la fin de la guerre d’Algérie.

5 juillet 1962 : déclaration d’indépendance de l’Algérie. En novembre, Ahmed Ben Bella devient le premier président de la République d’Algérie.

Septembre 1963 : Le F.L.N devient le parti unique du pays.

Juin 1965 : un putsch militaire oblige Ben Bella à quitter le pouvoir au profit du conseil de la révolution. Houari Boumedienne devient alors Président. Il le restera jusqu’à sa mort en 1978.

Décembre 1973 : premier vol charter français de la compagnie Point-Air (affrété par l’association Point-Mulhouse) sur Tamanrasset.

7 Février 1979 : Chadli Bendjedid, candidat unique, est élu Président. Il le restera jusqu’au 11 janvier 1992, date à laquelle il démissionnera, sous la pression des généraux.

10 mars 1980 : début du printemps berbère, qui trouve son origine dans le refus opposé par l’Etat à l’organisation d’une conférence de Mouloud Mammeri, consacrée à la poésie kabyle, à Tizi Ouzou. Les manifestations dégénèrent en affrontements entre armée et population civile. 1er soulèvement démocratique de la population contre l’autorité en place.

5 octobre 1988 : soulèvement populaire fortement réprimé par l’armée, qui provoque des centaines de morts. Il permit cependant de poser les jalons d’une ouverture démocratique en Algérie.

Juillet 1989 : adoption d’une nouvelle constitution, instauration du multipartisme et de la liberté de la presse.

Juin 1990 : le F.I.S (Front Islamique du Salut) gagne les élections municipales.

26 Décembre 1991 : le F.I.S gagne le premier tour des élections législatives (l’abstention est en fait le premier «parti» vainqueur).

14 janvier 1992 : l’armée proclame l’état d’urgence, le F.I.S est dissous. Mohammed Boudiaf, personnalité de la guerre d’Algérie, est rappelé pour devenir le président du Haut Comité d’Etat. Il sera assassiné lors d’une conférence le 29 juin 1992 à Annaba. Cette période marque le début de la décennie noire en Algérie: bombes, attentats, villages ravagés... Plus de 100 000 victimes, parmi lesquelles journalistes, artistes, militaires et civils... Les groupes armés intervenaient au nom du Jihad (guerre sainte), non reconnu par les populations musulmanes du pays.

30 janvier 1994 : Liamine Zéroual est nommé président du Haut Comité d’Etat. Il est le premier président élu à la suite d’un scrutin pluraliste (16 novembre 1995) et restera au pouvoir jusqu’au 27 avril 1999.

25 juin 1998 : le chanteur populaire berbère Matoub Lounés est assassiné sur une route de Kabylie.

1998 : par un vote à l’assemblée nationale, la France reconnait officiellement l’expression «guerre d’Algérie», jusque-là qualifiée d’«événements d’Algérie».

27 avril 1999 : Abdelaziz Bouteflika est élu Président de la République. Il fait voter et approuver par référendum la loi sur la concorde civile. Les groupes armés déposent peu à peu les armes.

Décembre 1999 : reprise des vols charter par Point-Afrique sur Tamanrasset.

Avril 2001 : Printemps noir en Kabylie. Soulèvement populaire, réprimé par les autorités, qui fait plus de cent vingt victimes civiles.

Décembre 2001 : Point-Afrique lance un charter sur Djanet, puis sur Timimoun l’année suivante.

21 mai 2003 : tremblement de terre près d’Alger, à Boumerdès. Plus de deux mille morts.

8 avril 2004 : Abdelaziz Bouteflika est réelu président avec 83,49 % des voix.

29 septembre 2005 : référendum sur la charte pour la paix et la réconciliation nationale.

Printemps/été 2006 : Point-Afrique propose le nord de l’Algérie comme destination touristique.

17 mai 2007 : les élections législatives, marquées par un taux de participation très faible (35 %), sont remportées par l’Alliance Présidentielle, coalition regroupant les partis nationaliste, libéral et islamique modéré.